Captcha : l’IA m’a tuer

Les tests Captcha censés prouver qu’une action n’est pas réalisée par un robot, mais bien par un humain, pourrait être mis en péril par une intelligence artificielle.

C’est en tout cas la volonté de la start-up de la baie de San Francisco, Vicarious. Elle a mis au point une intelligence artificielle capable de résoudre les épreuves du Captcha (Completely Automated Public Test to Tell Computers and Human Apart). Dans la plupart des cas, ces tests consistent à réécrire des mots, des lettres, de reconnaître des photos, trouver des intrus, etc. Google a investi dans ce domaine en proposant le reCaptcha censé être plus performant.

Dans le monde informatique, un Captcha est réputé cassé si un algorithme parvient à le résoudre avec une précision de 1%. L’IA de Vicarious affiche des taux de précision de 66,6% sur les ReCaptcha, de 64,4% de BotDetect, 57,4% pour Yahoo et 57,1%pour Paypal.

Un réseau neuronal récursif

Pour autant, l’IA de la start-up n’est pas basée sur le deep learning, mais sur un réseau spécifique nommée RCN (réseau neuronal récursif). Cette technologie se base sur des neurones artificielles alimentées en données et travaillant ensemble pour résoudre un problème comme l’identification d’un texte ou la reconnaissance d’un dialogue. A chaque interaction de nouvelles connexions s’établissent pour qu’au fil du temps le réseau neuronal apprenne et s’améliore dans la résolution des problèmes.

Si des solutions de deep learning pouvait venir à bout des reCaptcha, l’apprentissage nécessitait une formation sur des millions d’images. Le système promu par Vicarious s’entraîne avec moins de jeux de données (300 fois moins que son homologue) pour des résultats comparables voir supérieurs. Pour Dileep George, co-fondateur de la start-up, « notre système a la capacité d’apprendre en utilisant peu d’exemples, un peu comme le cerveau humain ». Dans ce cas, il considère que « les reCaptcha textuels deviennent obsolètes et ont vocation à disparaître ». Il note que Google et d’autres acteurs s’éloignent des Captcha textuels pour aller vers des mécanismes de reconnaissance d’image.

Photo credit: Ars Electronica via Visualhunt /  CC BY-NC-ND

Auteur : Jacques Cheminat

Journaliste pendant 15 ans sur les thématiques, télécoms, réseaux, datacenter, stockage, sécurité, virtualisation, etc..., j'ai choisi d'ouvrir ce blog pour écrire sur tous les sujets IT, les tendances et mes humeurs.

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