Alphabet, maison-mère de Google, perd son capitaine Eric Schmidt

Eric Schmidt a annoncé la démission de son poste de président d’Alphabet, la maison-mère de Google. Il garde un rôle de conseiller, mais souhaite se consacrer à des sujets plus philanthropiques.

Une page se tourne dans la galaxie Google avec l’annonce du départ en janvier d’Eric Schmidt de la présidence d’Alphabet. Une sortie en douceur, car le dirigeant reste « conseiller technique sur la science et la technologie » et membre du Conseil d’administration. Mais l’avenir du milliardaire est ailleurs en souhaitant se concentrer sur d’autre projets et notamment à caractère philanthropique.

Avec ce départ, Google perd sans conteste sa cheville ouvrière. Arrivé en 2001 chez le moteur de recherche à la demande des 2 fondateurs, Sergey Brin et Larry Page, il a réussi en 17 ans à transformer l’entreprise en un géant dont la valorisation boursière est estimée à 740 milliards de dollars. De simple moteur de recherche, Google a investi dans plusieurs secteurs, la robotique avec Boston Dynamics (revendu depuis à Softbank), Deepmind (dans l’intelligence artificielle), Waymo (voiture autonome). Il a eu également le réflexe de ne pas se laisser submerger par la vague iPhone en ripostant avec Android, un OS Open Source, aujourd’hui en position dominante.

Les excès de croissance

Cette course au gigantisme et à une certaine philosophie, le transhumanisme, pousse le géant à prendre des décisions ne respectant pas les règles de concurrence ou de confidentialité. Sur le référencement du moteur de recherche, l’Union européenne a infligé une amende de 2,42 milliards de dollars pour privilégier ses services par rapport aux concurrents. Une action est toujours en cours sur l’OS mobile Android.

Concernant la vie privée, Google a été la vedette involontaire d’un bouleversement juridique en Europe : la reconnaissance du droit à l’oubli par la Cour de Justice de l’Union européenne en mai 2014. Une déflagration obligeant Google à installer un formulaire spécifique, une commission pour trancher les cas litigieux et à appliquer le déréférencement des liens concernés. Une autre bataille a alors été menée par les CNIL européennes pour que le droit à l’oubli de Google ne se cantonne pas aux seuls sites nationaux, mais soit élargi à l’extension internationale (.com).

En France, on peut évoquer les relations conflictuelles avec l’administration fiscale. Bercy a redressé le géant américain à hauteur de 1,1 milliard d’euros, mais la justice hexagonale en juillet dernier a annulé ce redressement fiscal. Une décision dont le gouvernement a fait appel. Pour autant, la firme américaine aime la France au point sous la présidence de Nicolas Sarkozy en inaugurant en 2011 un son Googleplex à Paris en 2011. Pour amadouer l’ire du gouvernement, Google avait promis des créations d’emplois, ainsi qu’un centre de recherches et d’un centre culturel.

Auteur : Jacques Cheminat

Journaliste pendant 15 ans sur les thématiques, télécoms, réseaux, datacenter, stockage, sécurité, virtualisation, etc..., j'ai choisi d'ouvrir ce blog pour écrire sur tous les sujets IT, les tendances et mes humeurs.

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