Les US contre la fusion Broadcom-Qualcomm, Intel à l’affût (MAJ)

L’OPA inamicale menée par Broadcom sur Qualcomm pourrait voir un troisième acteur sortir du bois : Intel. De son côté Broadcom a décidé de rapatrier son siège aux États-Unis pour rassurer les autorités américaines. Un espoir douché par Donald Trump qui vient de signer un décret bloquant l’opération

L’éventuel rachat de Qualcomm par Broadcom tourne au feuilleton où chaque semaine apporte son lot de rebondissements. Après avoir refusé dans un premier temps, le fondeur a laissé la porte ouverte aux discussions après que Broadcom ait rehaussé sensiblement son offre : 117 milliards de dollars.

Mais ce rapprochement n’est pas du goût de tout le monde à commencer par les autorités américaines et en particulier le Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS) qui a demandé le report de l’Assemblée Générale de Qualcomm. Cette démarche ouvrait la voie à une enquête plus approfondie sur l’OPA et déterminer si elle constitue un risque pour la sécurité nationale. L’inquiétude porte notamment sur les puces 5G. Le Président Donald Trump est intervenu en publiant un décret bloquant le rapprochement entre les deux sociétés pour des raisons de sécurité nationale.

Broadcom va rapatrier son QG aux US, le Trésor condamne l’OPA

Pour donner de gages de bonne volonté aux autorités américaines, Broadcom s’est engagé à rapatrier son siège social aux Etats-Unis à partir du 3 avril prochain soit 2 jours avant la tenue de l’AG de Qualcomm décalée au 5 avril. Pas sûr que cela soit suffisant, car le Trésor américain a envoyé une lettre ce week-end à Broadcom pour lui signifier qu’il avait pris « une série d’actions en violation d’une ordonnance du Trésor sur la sécurité nationale ». Le gouvernement américain entend bien donner son avis sur cette opération et le fait savoir.

Intel tenté de racheter Broadcom

La fusion entre les deux spécialistes des semi-conducteurs n’inquiète pas que les autorités américaines. Intel voit également d’un très mauvais œil la création d’un gros concurrent. Au point que selon le Wall Street Journal, la firme de Santa Clara pourrait être tentée de faire une offre de rachat sur Broadcom. Intel a démenti rapidement ces informations en soulignant se focaliser sur l’intégration de ses derniers achats, Altera, MobilEye, etc. D’après le quotidien financier, Intel scrute l’acquisition de Broadcom depuis la fin 2017. La complexité du dossier s’avère néanmoins un frein à la formulation d’une offre.

La fusion entre Broadcom et Qualcomm est loin d’être finalisée et nul doute que d’autres rebondissements vont avoir lieu dans les prochaines semaines. A suivre…

Crédit Photo : D.R

Auteur : Jacques Cheminat

Journaliste pendant 15 ans sur les thématiques, télécoms, réseaux, datacenter, stockage, sécurité, virtualisation, etc..., j'ai choisi d'ouvrir ce blog pour écrire sur tous les sujets IT, les tendances et mes humeurs.

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