Facebook mise sur ses propres puces pour l’IA

Une offre d’emploi postée sur Facebook subodore que le réseau social constitue une équipe pour créer ses propres processeurs. Ces puces serviront notamment dans les solutions d’intelligence artificielle.

Des vents contraires souffleraient-ils sur les spécialistes des semi-conducteurs ? Après Apple et Google, Facebook envisage de se lancer dans l’aventure des processeurs. Selon Bloomberg, le réseau social a publié une annonce qui laisse peu de place au doute. La firme de Menlo Park recherche un ingénieur spécialisé dans les ASIC (circuit intégré) et les FPGA (puce reprogrammable). L’heureux ou heureuse élu doit être capable de gérer de bout en bout l’architecture et le design, les firmwares, les drivers des SoC/ASIC.

L’intégration du recruté au sein de l’équipe infrastructure montre que les puces ainsi créées trouveraient leur place au sein des serveurs de Facebook. Au sein de l’annonce, il est précisé que l’impétrant devra avoir des connaissances en IA et en machine learning. On peut imaginer que cette expertise servira dans l’infrastructure IT de Facebook notamment à travers les FPGA.

Serveurs ou enceintes connectées : le contrôle de la puce en jeu

Au sein des datacenters, on sait que ces puces reprogrammables sont un outil puissant pour des services orientées IA. Microsoft en propose sur Azure, AWS aussi, OVH s’en sert pour lutter contre les DDoS. Par ailleurs, à la suite de l’affaire Cambridge Analytica, Mark Zuckerberg croit beaucoup en l’IA pour résoudre les problèmes. Détection des propos haineux, racistes, sexistes, des fake news, ou du vol de données personnelles, l’IA est vu comme le deus ex machina pour le patron de Facebook. La question du contrôle de la puce devient donc essentielle et pousse la firme américaine à s’abstraire des pure players du marché.

Les puces made in Facebook peuvent être aussi intégrées dans des dispositifs connectés en préparation. On prête à la firme américaine d’aller sur le marché des enceintes connectées. Les concurrents comme Google ou Amazon disposent de leurs propres puces liées à l’IA. L’objectif est de contrôler le dispositif de bout en bout et ne plus avoir de dépendance vis-à-vis des fondeurs comme Intel, Qualcomm, Nvidia, etc.

Il reste à trouver la perle rare, car les experts en FPGA ne sont pas nombreux et ceux disposant d’une expérience de production encore moins. Mais Facebook a certainement des moyens financiers très attractifs…

Photo credit: Michael_Lehet on Visualhunt /  CC BY-ND

Auteur : Jacques Cheminat

Journaliste pendant 15 ans sur les thématiques, télécoms, réseaux, datacenter, stockage, sécurité, virtualisation, etc..., j'ai choisi d'ouvrir ce blog pour écrire sur tous les sujets IT, les tendances et mes humeurs.

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