Avec Agones de Google, Ubisoft se la joue Kubernetes

Google se lance dans l’hébergement de serveurs de jeux multijoueurs via un projet Open Source baptisé Agones et basé sur la plateforme d’orchestration de conteneurs, Kubernetes.

Dans ce cadre, la firme de Mountain View s’est associée avec l’éditeur français de jeux vidéo Ubisoft. Ce projet se définit comme « Open Source basé sur Kubernetes pour l’hébergement et la mise à l’échelle des serveurs dédiés aux jeux ». Habituellement, les éditeurs de jeux vidéo utilisent leur propre logiciel pour augmenter le nombre de serveurs de jeux. Une tâche difficile, longue et coûteuse explique Mark Mandel, développeur chez Google sur le blog de Cloud Platform.

Gérer la complexité des serveurs dédiés de jeux

Pour le spécialiste, les serveurs de jeux sont des systèmes très complexes, avec une durée de vie courte (quelques minutes ou quelques heures), nécessitant un gestionnaire de serveurs de jeux connecté à des services intermédiaires regroupant les joueurs en fonction d’un niveau de compétences similaires pour qu’une partie soit équilibrée. « Les serveurs de jeux dédiés ont également besoin d’une connexion directe aux process hébergeant les IP et les ports, plutôt que de passer par des équilibreurs de charge », écrit Mark Mandel.

Il ajoute, « ces jeux en temps réel sont extrêmement sensibles à la latence et un load balancer ne fait qu’en ajouter. De plus, comme tous les joueurs sont connectés à un serveur de jeu, ils partagent en même temps la simulation du jeu en mémoire, il est donc plus facile de les connecter à la même machine ».

Kubernetes pour simplifier et optimiser

 

C’est là qu’intervient le projet Open Source Agones, qui signifie en grec compétition ou regroupement. Il a pour objectif de supprimer la complexité décrite ci-dessus en fournissant à Kubernetes des capacités pour créer, exécuter, gérer et monter en charge des processus de serveurs de jeux dédiés directement dans les clusters managés par Kubernetes. Les développeurs peuvent s’appuyer sur les outils de la plateforme de gestion des clusters et des API, comme celle de Kubernetes pour connecter les serveurs intermédiaires avec Agones.

projet Agones

Le projet supporte par ailleurs les services liés aux jeux, comme les marketplace, les inventaires ou la gestion des comptes. En hébergeant ces services sur la même plateforme que le serveur dédié, les développeurs voient leur travail faciliter en réduisant les besoins de connaissances opérationnelles.

Du côté d’Ubisoft, Carl Dione, directeur du développement des activités en ligne, souligne « notre objectif est de trouver continuellement de nouveaux moyens pour fournir à nos joueurs des services de haute qualité. Agones rend plus flexible l’exécution des serveurs dédiés de jeux au sein des datacenters et donne à nos équipes plus de contrôle sur les ressources nécessaires. Cette collaboration a été rendue possible en combinant l’expertise de Google sur le cloud et le déploiement de Kubernetes avec notre forte connaissance des technologies liées aux jeux ».

Le projet Agone débute et une version alpha de la 0.1 est disponible en téléchargement sur GitHub.

Avec Queens, conteneurs et vGPU règnent sur OpenStack

La dernière livraison d’OpenStack apporte son lot de nouveautés. Queens continue ses efforts sur la technologie des conteneurs. Le monde des puces graphiques virtuelles est également intégré dans une optique de machine learning.

Après un cycle de 6 mois d’intenses efforts des membres de la communauté, OpenStack annonce la publication de la 17ème version de la plateforme cloud Open Source. Baptisée Queens, elle propose des innovations et des évolutions sur les différents modules du projet. Continuer à lire … « Avec Queens, conteneurs et vGPU règnent sur OpenStack »

Apple pousse iCloud dans les bras de Google Cloud

Un document de sécurité publié par Apple montre que la firme stocke les données du service iCloud sur le cloud de Google. Microsoft disparaît de la liste.

C’est la confirmation d’une rumeur. Apple passe par Cloud Platform de Google pour stocker les données de son service icCloud. Selon un document observé par CNBC, la firme de Cupertino a commencé à utiliser le cloud public de Google au cours des 10 derniers mois.

Depuis 2011, Apple s’appuie sur Azure de Microsoft et AWS pour héberger les données d’iCloud. Cependant en 2016, un article montre qu’Apple cherchait à réduire sa dépendance à l’égard d’Amazon Web Services et évoquait le projet de migration des données vers Cloud Platform de Google. Cette bascule aurait rapporté selon l’article entre 400 et 600 millions de dollars à la firme de Mountain View. Continuer à lire … « Apple pousse iCloud dans les bras de Google Cloud »

Quand Wallmart se bat avec Amazon à coup de cloud

La bataille dans le e-commerce est féroce. Amazon peut s’appuyer sur son offre de cloud computing. Son concurrent Wallmart se bat sur ce terrain via un gigantesque cloud privé. En attendant de devenir fournisseur ?

Le secteur de la distribution a été bouleversé par l’e-commerce. Amazon s’est taillé une part de roi dans ce domaine et son fondateur Jeff Bezos a eu la brillante idée de s’appuyer sur le cloud pour développer sa société. Au point d’en faire une activité dédiée via sa filiale AWS avec le succès que l’on connaît. Les concurrents issus de l’ancien monde (ceux disposant d’enseignes physiques), l’évolution vers l’e-commerce a pris plus de temps, mais ils n’ont pas baissé les bras. Continuer à lire … « Quand Wallmart se bat avec Amazon à coup de cloud »

Les serveurs Dell EMC trompent Intel en embrassant les Epyc d’AMD

Dell EMC fait quelques infidélités à Intel en proposant des serveurs avec des processeurs AMD Epyc. Technologies et prix attractifs sont au programme.

Avec 98% du marché des datacenters, Intel domine l’écosystème des serveurs. Mais des alternatives existent et notamment les puces AMD. Plusieurs constructeurs ont déjà tenté l’aventure et notamment Dell. « Nous avions ouvert la porte avec la 11ème génération de serveurs en accueillant des Opteron très efficaces pour le calcul haute performance (HPC) », se souvient Jean-Sébastien Volte, brand manager des offres serveurs et réseaux chez Dell EMC. AMD a connu ensuite quelques difficultés avant de revenir sur le marché des datacenters avec les processeurs Epyc, présentés en 2017. Continuer à lire … « Les serveurs Dell EMC trompent Intel en embrassant les Epyc d’AMD »

Avec Wannamine, le cryptojacking réactive EternalBlue de la NSA

Après Wannacry, voici Wannamine, un malware utilisant l’outil de piratage EternalBlue développé par la NSA. Son objectif est de siphonner la puissance des processeurs pour miner de la monnaie virtuelle. Le cryptojacking est en passe de devenir le nouveau ransomware.

Un bon exploit ne meurt jamais. Après avoir semé la terreur en 2017, Wannacry ou plutôt l’outil de piratage qui est derrière, EternalBlue, refait surface à travers le malware Wannamine. Ce dernier provoque ce que l’on appelle du cryptojacking, c’est-à-dire qu’il a pour ambition d’infecter des ordinateurs et d’utiliser la puissance des CPU pour générer de la monnaie virtuelle. Continuer à lire … « Avec Wannamine, le cryptojacking réactive EternalBlue de la NSA »

Face à NotPetya, comment Maersk a sauvé son IT

A l’occasion du forum économique de Davos, le président du conseil de Maersk est revenu sur l’affaire NotPetya. La direction informatique du transporteur a recréé en quelques jours une infrastructure IT.

Jim Hagemann Snabe, président du conseil de Møller-Maersk, a participé à une table ronde sur la sécurité dans le cyberespace. Au cours de la discussion, il est revenu sur l’attaque NotPetya, le faux ransomware qui a saboté les systèmes d’information de plusieurs sociétés en juin dernier. Continuer à lire … « Face à NotPetya, comment Maersk a sauvé son IT »

IBM ressuscite financièrement après 6 ans de coma

Le valétudinaire IBM n’est pas encore sorti d’affaire, mais les résultats du 4ème trimestre 2017 montre pour la première fois une croissance du chiffre d’affaires depuis près de 6 ans. Les mainframe, le cloud, la sécurité et l’informatique cognitive participent à ce renouveau.

+3,6 % de croissance du chiffre d’affaires, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour IBM cela veut dire beaucoup. Depuis 2012 et pendant 22 trimestres successifs, Big Blue a affiché des résultats financiers en baisse. L’entreprise américaine a subi de plein fouet les mutations technologiques et a mis du temps à se réorienter et à se réorganiser. Le 4ème trimestre est donc à marquer d’une pierre blanche avec un chiffre d’affaires de 22,5 milliards de dollars soit une augmentation de 3,6% sur un an.

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Cloud : Y a-t-il une vie en dehors d’Intel ?

Suite aux failles Meltdown et Spectre touchant particulièrement les processeurs Intel, les fournisseurs de Cloud fortement dépendant à ces puces explorent des alternatives.

Y a-t-il une vie en dehors d’Intel ? C’est la réflexion que se pose plusieurs fournisseurs de Cloud. Après la découverte de deux failles de sécurité, Meltdown et Spectre, les propriétaires de gigantesques fermes de serveurs cherchent à limiter leur dépendance aux puces Intel. Selon IDC, le fondeur américain préempte 98% du marché des datacenters. Continuer à lire … « Cloud : Y a-t-il une vie en dehors d’Intel ? »

Meltdown et Spectre, une chance et une épine pour le Cloud

Dans l’affaire des failles de sécurité Meltdown et Spectre, les fournisseurs de Cloud ont été en première ligne. Ils se sont vantés de la rapidité dans l’application des correctifs, mais sur les clients ont été moins ravis. Continuer à lire … « Meltdown et Spectre, une chance et une épine pour le Cloud »